Quatre grandes figures de l'histoire du Bénin veillent sur Mino. Elles rappellent d'où vient ce pays, et à qui cette intelligence artificielle doit rendre service.
vers 1708 – 1711 · Royaume d'Abomey
Tassi Hangbé
La reine des Amazones
Sœur jumelle du roi Akaba, Tassi Hangbé monte sur le trône du Danxomè à sa mort. La tradition lui attribue la création du corps des femmes-soldats, les Agojié, que l'Europe appellera « Amazones ». Effacée des listes royales officielles, sa mémoire a été portée pendant des siècles par la parole des femmes.
Ce que Mino en retient : donner la parole à celles et ceux qu'on a effacés.
Ghézo libère le Danxomè du tribut versé à Oyo et fait du royaume une puissance régionale. Il réorganise l'armée, structure les Agojié, développe la culture du palmier à huile pour sortir l'économie de la traite. Son emblème, le buffle, dit sa devise : rien ne peut faire reculer celui qui avance uni.
Ce que Mino en retient : l'indépendance se construit par le travail et le savoir.
Dernier roi indépendant du Danxomè, Béhanzin résiste deux années durant à la conquête coloniale française. Déporté en Martinique puis en Algérie, il ne renie jamais son royaume. Ses cendres reviennent au Bénin en 1928 ; il demeure le visage de la dignité béninoise face à la force.
Ce que Mino en retient : ne jamais brader la dignité de son peuple.
Cavalier et chef baatonu, Bio Guerra prend la tête de la révolte du Borgou contre l'administration coloniale et le recrutement forcé. Insaisissable, il tient tête pendant des mois avant de tomber les armes à la main. Il rappelle que la résistance béninoise fut aussi celle du Nord.
Ce que Mino en retient : le Bénin, c'est aussi Nikki, Kandi, Natitingou et Malanville.